Développement personnel

Communiquer avec son enfant intérieur

Qu’est-ce que l’enfant intérieur ?

L’enfant intérieur est la part de nous connectée à la joie, à la spontanéité, au jeu, à l’inspiration et à nos rêves.

Pour moi, ce n’est pas notre « nous enfant », bien que notre enfant intérieur (c’est à dire notre capacité à nous relier à la joie, à nos rêves et au moment présent) soit fortement conditionné par ce qu’on a vécu étant plus jeune.

Ainsi, se reconnecter à son enfant intérieur ce n’est pas rester dans le passé, dans une forme d’immaturité ou ne pas grandir, c’est simplement accéder à un potentiel de fonctionnement moins dans le mental et davantage dans l’inspiration, l’intuition, la joie et le moment présent. Ce serait comme de retrouver une sorte d’innocence et de spontanéité qu’on a pu perdre au fil de notre vie et des épreuves qu’on a pu traverser.

Pourquoi communiquer avec son enfant intérieur ?

Rétablir le contact avec son enfant intérieur, c’est apprendre à s’écouter dans tous les aspects de sa vie, que ce soit au niveau de ses envies et besoins, au niveau de ses émotions, au niveau de son intuition ou encore de ses rêves.

Se reconnecter à son enfant intérieur, c’est donc juste se reconnecter avec une part de soi-même et une façon d’être qui nous est propre, libre des conditionnements.

Si on a du mal à capter spontanément ses envies ou ses intuitions au quotidien, c’est peut-être parce qu’on a cessé de s’écouter à un moment donné de sa vie, pour une raison ou une autre, parfois progressivement, parfois suite à un choc. C’est comme si on avait dit à cette part de nous « enfant intérieur » : « Ce que tu as à dire n’est pas le bienvenu » et donc peu à peu, sa voix s’est faite de plus en plus ténue et on a appris à fonctionner par rapport aux autres plutôt que par rapport à nos propres messages intérieurs.

En affirmant notre volonté de communiquer avec cette part de nous, on lui envoie le signal que, désormais, elle est la bienvenue et qu’on va se mettre à son écoute.

Dès lors, c’est comme un muscle à entrainer, comme un petit animal à apprivoiser : c’est par la pratique régulière qu’on va peu à peu se reconnecter à cette part de soi et aux potentiels associés.

Comment communiquer avec son enfant intérieur ?

Prendre le temps de s’écouter

C’est la base et le plus à simple à faire au quotidien : on peut le faire pour tout, partout et n’importe quand.

Il s’agit simplement de se centrer sur son ressenti et son envie du moment au moment d’un choix par exemple. C’est mieux de s’entrainer pour des choix qui présentent peu d’enjeux comme le fait de choisir/sentir ce dont on a envie pour un repas, comment s’habiller le matin ou encore quel chemin prendre ce jour-ci pour se rendre au supermarché.

Plus on apprend à s’écouter pour les petites choses du quotidien, plus on muscle cette capacité, on prend confiance en soi et on se sentira davantage à l’aise pour s’écouter par rapport à des décisions plus importantes.

Un ressenti de validation positive peut être perçu par différentes sensations : une sensation d’ouverture au niveau du corps ou du coeur, un sentiment de joie ou de légèreté par rapport à l’option proposée… A chacun d’apprendre à s’écouter pour se comprendre et se décoder. Ça vient par l’expérience et les ressentis sont vraiment propre à chacun.

Méditer

Avec la méditation, on va mettre le mental un peu au repos pour se centrer sur son corps et ses sensations.

On peut méditer sans autre but que d’accueillir le calme et le silence en soi.

On peut aussi poser une intention avant notre méditation et notamment celle d’accueillir ce que notre enfant intérieur souhaite partager, ou encore poser une question plus précise si on en a une.

Puis on se met à l’écoute, sans attente préconçue d’une quelconque forme de réponse : ça peut venir sous forme de souvenirs, d’émotions, d’images, de sensations… même si notre mental ne comprend pas tout, il faut laisser émerger au maximum ce qui veut s’exprimer sans chercher à rentrer dans une analyse.

Si on a du mal à méditer seul, on peut s’appuyer sur une méditation guidée. J’en propose notamment une pour faire connaissance avec son enfant intérieur : cliquez ici. Vous pouvez aussi en trouver de nombreuses sur youtube.

Écrire avec sa main non directrice

Écrire avec sa main non directrice permet de laisser s’exprimer certaines facettes de nous qui sont plus inconscientes, donc c’est parfait pour donner la parole à l’enfant intérieur.

La main non directrice c’est la main gauche si vous êtes droitier et inversement si vous êtes gaucher.

Ainsi, vous pouvez établir un dialogue en écrivant vos questions avec votre main directrice (c’est votre conscient qui écrit avec la main directrice) :

Ex : Bonjour (nom de votre enfant intérieur), comment vas-tu ? De quoi as-tu besoin ?

Puis laisser la réponse émerger en écrivant avec votre main non directrice.

L’idée c’est d’écrire ce qui vous vient, sans filtre ni jugement, en vous autorisant à laisser sortir ce qui vient, même si vous avez l’impression que ça n’a pas de sens. C’est quelque chose qui va venir d’autant plus facilement si on lâche prise, si on se laisse aller sans se juger.

On peut aussi dessiner avec sa main non-directrice. 🙂

Prendre du temps pour ne rien faire

Pour laisser de la place et du temps à son inspiration, à ses rêves ou à sa spontanéité d’émerger et de s’exprimer plus librement, il est important d’avoir des moments où on ne prévoit rien de particulier et encore mieux, si c’est possible pour soi, de fonctionner ainsi le plus possible au quotidien en laissant son inspiration du moment nous guider dans telle ou telle tâche. C’est de cette manière qu’on peut laisser s’exprimer la spontanéité. Quand tout est déjà planifié au quotidien, il n’y a plus de place pour les élans spontanés.

Dans ces moments où on ne prévoit rien de particulier, où on n’est pas en mode « productif », on va pouvoir rêvasser, imaginer, laisser libre court à des rêveries. Cela permet de nourrir son imaginaire et donc l’enfant en soi. C’est une sorte de pratique méditative où on se laisse carte blanche pour recevoir ce que l’intuition et l’inspiration du moment nous amènent…

On peut également visualiser et établir en dialogue avec son enfant intérieur dans son imaginaire et se faire des conversations en laissant émerger les dialogues. C’est plutôt pour les personnes qui arrivent à délaisser un minimum leur mental car sinon on peut vite partir dans des dialogues avec d’autres facettes de soi, et bien que cela puisse être intéressant, ce n’est pas forcément notre enfant intérieur qu’on va contacter. A chacun de tester et de faire comme il le sent !

Utiliser un support extérieur

Dernière méthode que je connais, et que j’aime beaucoup personnellement, c’est le fait d’utiliser des supports comme des cartes-oracles ou le tarot pour obtenir des messages de votre enfant intérieur et ainsi développer votre intuition.

Un outil ou un support extérieur est un prolongement de soi et de son inconscient.

Il existe des jeux spécifiques «Enfant intérieur» mais vous pouvez aussi prendre un autre jeu qui vous parle et vous plaît, et ainsi obtenir des messages de la même façon. C’est important de choisir un jeu au feeling et qui vous parle.

Au moment de tirer sa ou ses cartes, ça va être important de bien se centrer et de poser une intention ou une question claire. Si l’intention de départ est trop floue, les réponses des cartes le seront surement aussi.

Certains pourront aussi utiliser des outils comme le pendule, selon leurs affinités.

 

Et vous, avez-vous d’autres astuces pour communiquer avec votre enfant intérieur ? Je suis curieuse de connaitre vos retours d’expériences si vous souhaitez les partager en commentaire. 🙂